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1 Apr 2026
Dans un élan de modernisation sans précédent, la Chambre des Comptes de la Cour Suprême a tenu sa première réunion élargie aux allures d’assemblée générale. Sous l’égide de son Président Yap Abdou, cette instance a réuni l’ensemble des corps de métiers pour un diagnostic sans complaisance des défis de l'institution.

L’Hôtel Franco a vibré ce 31 mars au rythme d’une session historique. Pour la première fois, la juridiction financière a ouvert ses travaux à l’ensemble de ses catégories de personnels, marquant ainsi une rupture avec les formats restreints du passé.

Après une phase protocolaire empreinte de solennité, l'allocution d'ouverture du Président a posé les jalons d'une vision stratégique où la déontologie professionnelle et la discipline s'érigent en piliers cardinaux. Pour le chef de cette juridiction, cette première réunion générale se veut le creuset d'une gouvernance renouvelée, dépassant la simple formalité pour devenir le socle d'une intelligence collective. L'ambition portée par le top management repose sur une synergie accrue entre tous les corps de la juridiction, visant à transcender les approches individuelles au profit d'une cohésion institutionnelle cohérente. Ce cadre de dialogue permanent a pour mission de fluidifier l'instruction des dossiers et d'harmoniser les pratiques, garantissant ainsi la sécurité juridique de nos actes et le rayonnement de notre autorité, tant sur l'échiquier national qu'international.
Cette vision stratégique s'articule autour d'une exigence de performance sans concession, déclinée en quatre leviers majeurs : l'optimisation des contrôles vers des audits à forte valeur ajoutée, la systématisation de la publicité des rapports via notre portail numérique, la maîtrise rigoureuse de la prescription pour assainir les arriérés, et la réduction impérative des délais de jugement. Cependant, l'atteinte de ces objectifs d'excellence reste tributaire d'une discipline de corps exemplaire. D’où la restructuration des comités et le rappel à la déférence hiérarchique comme marqueurs une volonté ferme de restaurer une éthique professionnelle stricte, condition sine qua non pour que la Chambre des Comptes s'affirme comme le sanctuaire de la bonne gouvernance et de l'intégrité des deniers publics.
LA PAROLE DONNÉE : UN ÉVENTAIL DE RÉALITÉS DE TERRAIN ÉNONCÉ

L’un des points d’orgue de cette session a été consacré à une communication analytique d'une rare densité, centrée sur la déontologie professionnelle et la discipline au sein de la Chambre des Comptes. Dans un exposé sans concession, Fofung Justine Nabum épouse Wacka, présidente de la 3ème Section, a rappelé le socle des valeurs éthiques indissociables de la fonction de magistrat et de personnel de justice. En mettant en lumière certains manquements avérés, elle a souligné avec gravité leur incidence directe sur la crédibilité et le prestige de l'institution.
A sa suite, cinq porte-paroles, représentant les auditeurs, les greffiers, les cadres techniques et d’appui, les assistants de vérification ainsi que les chauffeurs, se sont succédé à la tribune.





Chaque catégorie a brossé un tableau exhaustif des pesanteurs qui entravent l’exercice harmonieux de leurs missions respectives. Des difficultés logistiques aux besoins de renforcement des capacités, les intervenants ont formulé des suggestions constructives et des doléances précises, témoignant de l'engagement des personnels à porter l'institution vers de nouveaux sommets de rendement.
UNE HIÉRARCHIE À L'ÉCOUTE : DES RÉPONSES PRAGMATIQUES

Loin des simples déclarations de principe, le Président de la Chambre a tenu à répondre point par point à chaque interpellation. Saluant la pertinence des problématiques soulevées, il a structuré sa réponse en trois axes :
L'immédiateté : Pour plusieurs préoccupations, des solutions opérationnelles ont déjà été déployées.
L'instruction : Des ordres fermes ont été donnés séance tenante à certains collaborateurs pour remédier aux blocages identifiés.
La perspective : Les dossiers les plus complexes ont été renvoyés pour une étude approfondie au sein du Comité de direction.
UN DIALOGUE INCLUSIF À PARFAIRE
La session a également été enrichie par les interventions des Avocats Généraux George Niba et Félix Onana Etoundi. Tout en saluant le caractère novateur de cette initiative, les hauts magistrats du Parquet ont exprimé le souhait de voir le Ministère Public disposer d'un temps de parole dédié pour exposer les difficultés spécifiques à l'exercice de ses attributions auprès de la Chambre des Comptes. Sensible à cette observation, le Président a pris acte de cette doléance, promettant d'en intégrer la dimension lors de l'édition 2027.
En clôturant les travaux, le sentiment général était celui d'une institution qui se regarde en face pour mieux avancer. La Chambre des Comptes ne se contente plus de juger ; elle s'organise, s'écoute et se discipline pour mieux servir l'intérêt général.
Les travaux de cette première réunion générale ont été déclarés clos à 12h35, laissant place à une séance photo puis à un dîner de corps qui a permis de prolonger les échanges dans un cadre empreint de convivialité.






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